Les États membres de la Communauté ibéro-américaine des Nations, dans le cadre de la VIe Conférence ministérielle ibéro-américaine du Travail tenue à Avilés (Espagne), ont adopté l’Engagement ibéro-américain pour l’Économie sociale et solidaire 2026-2030. L’approbation de ce texte constitue une étape historique pour la région, puisqu’il s’agit du premier grand accord politique de portée ibéro-américaine adopté par consensus dans ce domaine. Son adoption représente une avancée décisive vers la consolidation d’une vision commune du rôle stratégique de l’Économie sociale et solidaire (ESS) en tant que moteur du développement durable et du renforcement de démocraties plus inclusives et plus résilientes.
L’Engagement établit une feuille de route commune ambitieuse pour les pays ibéro-américains, visant à promouvoir des politiques publiques favorisant le développement de l’ESS grâce au renforcement des cadres réglementaires et institutionnels, à la conception d’instruments fiscaux et financiers spécifiques, à la promotion des marchés publics stratégiques et à la reconnaissance de ce modèle entrepreneurial comme un acteur essentiel pour relever les grands défis de notre époque.
Le texte appelle également à intensifier le dialogue, à renforcer la participation des acteurs de l’écosystème dans la définition des politiques publiques et à progresser vers une meilleure coordination des positions des pays ibéro-américains dans les principaux forums internationaux.
De même, il encourage la coopération technique entre les États de la région et consolide le rôle du Réseau ibéro-américain pour la promotion de l’Économie sociale et solidaire (RIFESS) en tant qu’instrument permanent d’échange et de renforcement institutionnel, aux côtés de la contribution d’organismes et d’instruments multilatéraux déjà bien établis tels que la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC) et le Secrétariat général ibéro-américain (SEGIB).
La négociation et l’adoption de cet Engagement ont été conduites par le Gouvernement de l’Espagne, à l’avant-garde de la promotion internationale de l’ESS. Ce rôle de premier plan s’ajoute à celui joué par l’Espagne dans l’adoption des résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la promotion de l’économie sociale et solidaire en 2023 et 2024, ainsi qu’à l’adoption, pendant la Présidence espagnole du Conseil de l’Union européenne en 2023, de la Recommandation du Conseil relative au développement des conditions-cadres de l’économie sociale.
Engagement ibéro-américain pour l’Économie sociale et solidaire 2026-2030
Pays et administrations signataires :
1. Ministère de la Présidence, de l’Économie, du Travail et du Logement d’Andorre.
2. Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Prévoyance sociale de Bolivie.
3. Ministère du Travail et de l’Emploi du Brésil.
4. Ministère de l’Économie, du Développement et du Tourisme du Chili.
5. Ministère du Travail et Département de la Prospérité sociale de Colombie.
6. Ministère du Travail et de la Sécurité sociale du Costa Rica.
7. Ministère de l’Économie et de la Planification de Cuba.
8. Ministère du Travail et Direction du développement social Supérate de la République dominicaine.
9. Ministère de l’Inclusion économique et sociale (Institut national de l’Économie populaire et solidaire – IEPS) de l’Équateur.
10. Ministère du Travail et de la Prévoyance sociale du Salvador.
11. Ministère du Travail et de l’Économie sociale de l’Espagne.
12. Ministère de l’Économie du Guatemala.
13. Secrétariat au Travail et à la Sécurité sociale du Honduras.
14. Secrétariat au Bien-être (Institut national de l’Économie sociale – INAES) du Mexique.
15. Ministère du Travail du Nicaragua.
16. Ministère du Travail et du Développement de la main-d’œuvre du Panama.
17. Ministère du Développement social et Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale du Paraguay.
18. Ministère du Travail et de la Promotion de l’Emploi du Pérou.
19. Ministère du Travail, de la Solidarité et de la Sécurité sociale (Coopérative António Sérgio pour l’Économie sociale – CASES) du Portugal.
20. Ministère du Travail et de la Sécurité sociale (Institut national du Coopérativisme – INACOOP) et Ministère du Développement social (Direction nationale du Développement social) de l’Uruguay.
21. Ministère du Pouvoir populaire pour les Industries et le Commerce national du Venezuela.
L’Argentine n’a pas participé à l’adoption de ce document.






