L’Observatoire Ibéro-américain OIBESCOOP a réalisé le projet « Ellas Transforman », histoires de femmes qui dirigent l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) en Ibéro-amérique. Il s’agit d’une initiative d’OIBESCOOP et de NODESS Morelos (Mexique), avec la collaboration de CKL Comunicaciones Coop. et de son projet Wecoop, et le parrainage du Ministère du Travail et de l’Économie Sociale du Gouvernement d’Espagne.
Le travail, dirigé par Inmaculada Carrasco Monteagudo, présidente d’OIBESCOOP et professeure titulaire de l’Université de Castille-La Manche, et Cristina Girardo, professeure de l’Université Nationale Autonome du Mexique, documente les trajectoires de femmes du Mexique, d’Argentine, d’Espagne, de Colombie, du Costa Rica et d’Équateur, comme exemple de femmes extraordinaires qui ont réussi à construire des alternatives et à transformer des territoires grâce à l’économie sociale.
Le projet repose sur l Un nouveau projet d’OIBESCOOP montre comment les femmes dirigent et transforment à travers l’Économie Sociale et Solidaire
L’Observatoire Ibéro-américain OIBESCOOP a réalisé le projet « Ellas Transforman », histoires de femmes qui dirigent l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) en Ibéro-amérique. Il s’agit d’une initiative d’OIBESCOOP et de NODESS Morelos (Mexique), avec la collaboration de CKL Comunicaciones Coop. et de son projet Wecoop, et le parrainage du Ministère du Travail et de l’Économie Sociale du Gouvernement d’Espagne.
Le travail, dirigé par Inmaculada Carrasco Monteagudo, présidente d’OIBESCOOP et professeure titulaire de l’Université de Castille-La Manche, et Cristina Girardo, professeure de l’Université Nationale Autonome du Mexique, documente les trajectoires de femmes du Mexique, d’Argentine, d’Espagne, de Colombie, du Costa Rica et d’Équateur, comme exemple de femmes extraordinaires qui ont réussi à construire des alternatives et à transformer des territoires à travers l’économie sociale.
Le projet repose sur l’engagement soutenu d’OIBESCOOP en faveur de la visibilisation du rôle des femmes dans l’ESS. Cet engagement s’est matérialisé ces dernières années par des ouvrages collectifs pionniers qui ont posé les bases pour comprendre l’intersection entre genre et ESS dans la région : « Mujeres, Cooperativismo y Economía Social y Solidaria en Iberoamérica », de Carmen Marcuello Servós, María del Carmen Barragán Mendoza, Eliane Navarro Rosandiski et Juan Fernando Álvarez Rodríguez (Coords.) 2020 ; et « Economía Social y Solidaria y Género. Una mirada desde Iberoamérica », coordonné par Marie J. Bouchard, Carmen Marcuello et Juan F. Álvarez (2021).
Les deux publications ont réuni des contributions académiques de chercheuses et chercheurs de différents pays, articulant analyses théoriques et études de cas, qui ont mis en évidence tant les apports que les défis persistants pour les femmes dans ce secteur. Elles ont également mis en lumière les barrières structurelles qui persistent : la division sexuelle du travail, la surcharge des soins non rémunérés, la ségrégation dans les postes de direction et le besoin urgent de politiques publiques intégrant une perspective de genre pour soutenir ces processus de transformation.
Beaucoup plus que de la théorie
Avec la nouvelle œuvre numérique « Ellas transforman : histoires de femmes qui dirigent l’économie sociale et solidaire », un saut qualitatif est franchi dans cet itinéraire de recherche et de visibilisation. Le nouveau projet mise sur une méthodologie « profondément située et narrative ». Il documente, à travers des fiches biographiques et des registres photographiques, les trajectoires concrètes de femmes qui dirigent des expériences d’ESS dans différents territoires d’Hispano-amérique.
L’objectif est de franchir la frontière du conceptuel pour habiter le quotidien, en montrant comment le leadership féminin se matérialise à travers les différentes alternatives qu’offre l’économie sociale. Comme l’expliquent les professeures Carrasco et Girardo, « nous ne parlons pas de théorie. Nous parlons d’Estela, Mar, Aurelia, Paulina, Andrea, Consoli, Jessica, Tatiana, Mª Carmen, María Eugenia… Des femmes qui dirigent des coopératives textiles, des associations d’agriculture familiale, des réseaux de soins communautaires, des initiatives agroécologiques, des finances solidaires… »
Et elle ajoute : « Chaque fiche biographique, chaque photographie dans leurs espaces de travail, nous rappelle que l’économie peut être humaine, collective et transformatrice. Que le leadership féminin ne génère pas seulement des revenus dignes, mais qu’il préserve aussi des savoirs ancestraux, protège l’environnement et élargit la participation civique ».
Les histoires révèlent que les femmes ne participent pas seulement à l’Économie Sociale et Solidaire par nécessité économique, mais qu’elles construisent des espaces de pouvoir collectif où elles développent leadership, résilience et intelligence émotionnelle, devenant ainsi des agentes de changement qui défient les structures patriarcales.
« Ellas transforman » permet de connaître les histoires de ces femmes et ainsi de comprendre l’économie depuis l’humain et le collectif, sous l’angle de la dignité, de l’égalité et de la construction d’alternatives au modèle économique dominant.
Accéder à « Ellas transforman : histoires de femmes qui dirigent l’économie sociale et solidaire ».





